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04.08.2008
Vous avez dit ZPPAUP ?
Photo en plus grand format).
Le sigle bizarre ZPPAUP signifie généralement Zone de Protection du Patrimoine Urbain et Paysager.
Depuis 2004, un document administratif instaurant une ZPPAUP à Roscoff règlementait les constructions, les travaux, les démolitions sur la commune en fonction de la zone concernée (voir http://ks36387.kimsufi.com/~roscoff/spip.php?rubrique67).
Toute construction sur le port d’Auxerre en particulier devait respecter les règles que nous vous rappelons :
« 4- Les façades maritimes du port :
L'évolution de l'ensemble du port entre le centre ancien et la rue Jeanne d'Arc, depuis 1846 (cf cadastre 1846) a conduit à un développement progressif et continu de terre-pleins à partir des façades arrière de toutes les constructions situées sur les rues adjacentes.
Ces terre-pleins se sont transformés aujourd'hui en stationnements et voies de circulation automobile.
Cette transformation a eu pour conséquences :
- de modifier le statut des façades de constructions : de transformer les façades arrière en façades avant sur la mer
- de détruire le caractère des jardins, murs, cours qui bordaient la mer en les enterrant pour partie – seules quelques propriétés le long de la rue A. Réveillère ont conservé ce qui représente le caractère fondamental de ce type de fortifications
- à supprimer le statut des venelles et passages entre les immeubles qui originellement servaient de cale d'accès au rivage et aux bateaux échoués en bordure des constructions.
- à éloigner par une nouvelle structure de quai, la mer de la ville.
Tout projet devra s'inscrire dans un projet d'ensemble et prendre en considération :
1- la remise en valeur des éléments d'architecture constituant le front maritime ancien
2- la composition des murs à caractère défensif fermant cours et jardins et accompagnés de tourelles ou édicules
3- le caractère homogène des façades et murs en pierre. Les façades devront être construites avec une dominante en pierres
4- la recomposition des façades sur mer en tant que "front de mer" et non assemblage d'éléments accompagnant les façades arrières (par exemple, les petits volumes de type véranda sont à proscrire).
5- suppression des "bâtiments parasites" gênant la vue du port. »
Croyant que ce document était toujours en vigueur, nous avons protesté depuis février contre le choix de l’emplacement de sanitaires parasitant la vue du port. En vain ! (Voir notes sur le blog des 3 et 17 mars). En outre, l’esquisse d’insertion nous avait laissés songeurs quant au choix esthétique et la pétition contre la construction de ces sanitaires a recueilli plus de 400 signatures en quelques jours.
Aujourd’hui beaucoup s’interrogent sur la superstucture en galva élevée depuis quelques semaines autour des deux blocs en parpaings (38 m2 de surface utile pour une emprise au sol de 112 m2), certains se demandant s’il n’y a pas erreur sur la hauteur des constructions.
Que nos compatriotes se rassurent, les artisans savent lire un plan. Voici le projet architectural retenu par la municipalité : « Un grand auvent qui englobe deux petits volumes noirs qui dépassent de la toiture ». Nous avions peur que cette construction bouche la perspective, mais pas du tout : Les blocs sont « dissociés pour créer des transparences et une perméabilité permettant à la vue de passer au travers de la perspective du quai d’Auxerre et d’être ininterrompue. La toiture plate permet également d’amoindrir l’échelle et l’impact visuel du bâtiment à l’échelle du site. ».
Il suffira en effet de coller son œil aux trous « des panneaux de type Swisspearl » (il s’agit, d’après le site Internet, de plaques de fibrociment perforées) qui vont être fixés sur les montants en galva pour voir le quai.
De qui se moque-t-on ?
(à suivre)
Le sigle bizarre ZPPAUP signifie généralement Zone de Protection du Patrimoine Urbain et Paysager.
Depuis 2004, un document administratif instaurant une ZPPAUP à Roscoff règlementait les constructions, les travaux, les démolitions sur la commune en fonction de la zone concernée (voir http://ks36387.kimsufi.com/~roscoff/spip.php?rubrique67).
Toute construction sur le port d’Auxerre en particulier devait respecter les règles que nous vous rappelons :
« 4- Les façades maritimes du port :
L'évolution de l'ensemble du port entre le centre ancien et la rue Jeanne d'Arc, depuis 1846 (cf cadastre 1846) a conduit à un développement progressif et continu de terre-pleins à partir des façades arrière de toutes les constructions situées sur les rues adjacentes.
Ces terre-pleins se sont transformés aujourd'hui en stationnements et voies de circulation automobile.
Cette transformation a eu pour conséquences :
- de modifier le statut des façades de constructions : de transformer les façades arrière en façades avant sur la mer
- de détruire le caractère des jardins, murs, cours qui bordaient la mer en les enterrant pour partie – seules quelques propriétés le long de la rue A. Réveillère ont conservé ce qui représente le caractère fondamental de ce type de fortifications
- à supprimer le statut des venelles et passages entre les immeubles qui originellement servaient de cale d'accès au rivage et aux bateaux échoués en bordure des constructions.
- à éloigner par une nouvelle structure de quai, la mer de la ville.
Tout projet devra s'inscrire dans un projet d'ensemble et prendre en considération :
1- la remise en valeur des éléments d'architecture constituant le front maritime ancien
2- la composition des murs à caractère défensif fermant cours et jardins et accompagnés de tourelles ou édicules
3- le caractère homogène des façades et murs en pierre. Les façades devront être construites avec une dominante en pierres
4- la recomposition des façades sur mer en tant que "front de mer" et non assemblage d'éléments accompagnant les façades arrières (par exemple, les petits volumes de type véranda sont à proscrire).
5- suppression des "bâtiments parasites" gênant la vue du port. »
Croyant que ce document était toujours en vigueur, nous avons protesté depuis février contre le choix de l’emplacement de sanitaires parasitant la vue du port. En vain ! (Voir notes sur le blog des 3 et 17 mars). En outre, l’esquisse d’insertion nous avait laissés songeurs quant au choix esthétique et la pétition contre la construction de ces sanitaires a recueilli plus de 400 signatures en quelques jours.
Aujourd’hui beaucoup s’interrogent sur la superstucture en galva élevée depuis quelques semaines autour des deux blocs en parpaings (38 m2 de surface utile pour une emprise au sol de 112 m2), certains se demandant s’il n’y a pas erreur sur la hauteur des constructions.
Que nos compatriotes se rassurent, les artisans savent lire un plan. Voici le projet architectural retenu par la municipalité : « Un grand auvent qui englobe deux petits volumes noirs qui dépassent de la toiture ». Nous avions peur que cette construction bouche la perspective, mais pas du tout : Les blocs sont « dissociés pour créer des transparences et une perméabilité permettant à la vue de passer au travers de la perspective du quai d’Auxerre et d’être ininterrompue. La toiture plate permet également d’amoindrir l’échelle et l’impact visuel du bâtiment à l’échelle du site. ».
Il suffira en effet de coller son œil aux trous « des panneaux de type Swisspearl » (il s’agit, d’après le site Internet, de plaques de fibrociment perforées) qui vont être fixés sur les montants en galva pour voir le quai.
De qui se moque-t-on ?
(à suivre)
16:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roscoff, sanitaires, ZPPAUP









