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29.02.2008
Pouvoir d’achat et logement
Les Communes n’ont pas de compétence directe en matière de pouvoir d’achat.
Cela étant chacun constate une très forte dégradation de son niveau de vie, sauf les 500.000 heureux bénéficiaires du bouclier fiscal de 15 milliards d’euros. Alors que les salaires n’augmentent pas, ou si peu, alors que les retraites et l’allocation aux adultes handicapés ne progressent que de 1,1%, tout augmente :
- la consultation médicale de 10%,
- le carburant de 7%,
- la baguette de pain de 12,5%,
- les yaourts de 40%,
- les pâtes de 45%...
sans compter les franchises médicales, les 800.000 foyers modestes qui ne sont plus exonérés de la redevance télé.
Les fins de mois sont de plus en plus difficiles.
Là où une Commune peut intervenir, c’est en proposant des logements à loyer modéré ou des logements adaptés. Or, il y en a très peu à Roscoff. Ainsi les actifs travaillant dans notre ville sont amenés à aller plus loin, toujours plus loin, pour trouver un logement compatible avec leurs moyens… entraînant par ailleurs des frais supplémentaires de transport.
C’est pourquoi il faut mener une politique de construction de logements HLM permettant aux familles de se loger là où elles travaillent
Une telle politique permet en outre de développer l’activité économique et commerciale et de conforter les effectifs des écoles (globalement en légère baisse à Roscoff à la rentrée 2007, seuls les effectifs de l’école publique sont en augmentation).
Lors de ses vœux à la population, le Maire sortant a annoncé qu’en 2007, il y avait eu une forte augmentation des constructions (54%) et une hausse de seulement 9% des demandes locatives. Faut-il en conclure qu’il est inutile de prévoir de nouveaux logements ou d’en adapter certains ? Les « demandes locatives » sont essentiellement des demandes sociales enregistrées en mairie ou directement auprès des Offices HLM. Aucun n’est libre actuellement. Nous n’allons pas dans un magasin acheter un produit quant on sait pertinemment qu’il n’est pas dans les rayons. Alors pourquoi des familles feraient-elles des paperasses si les demandes ne peuvent aboutir ?
Et pourtant 40 dossiers sont actuellement instruits, donc recevables au vu des plafonds de ressources fixés par l’Etat, auprès de l’Office HLM Habitat 29 qui dispose de 18 logements à Roscoff. Armoric Habitat en gère 16, 12 T2 à Kernaoguer, 2 T2 et 2 T3, rue Jules Ferry ; cet Office a actuellement 28 demandes en attente Les 13 logements prévus à Roch Trévigner, attendus avec impatience, ne suffiront donc pas. Roscoff, même en passant de 34 à 47 logements sociaux, n’atteindra pas les 2% de Neuilly.
A Roscoff et Saint-Pol, la construction neuve a beaucoup augmenté ces dernières années, c’est vrai, avec 15% de constructions en résidences secondaires en 2005, 49% destinées à la vente et la location et l’on voit actuellement des pancartes « à louer » sur des appartements dans des résidences privées financées par la défiscalisation. Ceux qui restent libres ont un loyer trop élevé et ne correspondent pas aux besoins.
Notre cité a beaucoup d’atouts, des entreprises de toute nature qui créent de la richesse. Les salariés de ces entreprises doivent pouvoir vivre et travailler à Roscoff.
C’est pourquoi la liste de la gauche plurielle et citoyenne fait du logement adapté aux besoins un axe prioritaire de son programme.
C’est sa contribution dans la lutte pour le pouvoir d’achat.
- Logement social
Comme dit un humoriste le "pouvoir d'achat" n'est pas un problème. Le problème, c'est de "pouvoir payer" ses achats.
15:35 Publié dans Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales 2008, logements sociaux
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