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Vendredi 29 février, à 17 h, nous avons été reçus par M. Joseph Seïté. Nous voulions des éclaircissements sur l’aménagement du vieux port et en particulier sur « les travaux en cours sanitaires et local de stockage pour le centre nautique ».
La délégation était composée de cinq colistiers de la gauche plurielle et citoyenne : Dany Guillou-Beuzit, Michel Autret, Laurent Le Roux, Gaby Le Gall, Andrée Guen (dans l’ordre de la liste).
Nous avons d’abord fait remarquer que le 18 septembre 2003, le conseil municipal avait autorisé le maire à signer une convention pour un montant H.T. de 10 000 €.pour une étude comparative faisant apparaître les avantages et les inconvénients entre deux projets d'implantation d’un Centre nautique soit sur la pointe Sainte-Barbe, soit sur la zone portuaire quai d'Auxerre, que cette étude n’avait jamais été rendue publique et que nous déplorions la difficulté, pour ne pas dire le refus, de la municipalité actuelle à communiquer.
Le maire actuel a reconnu que cette étude n’avait pas été publiée mais qu’il n’avait jamais promis en 2001, pas plus qu’il ne le promet en 2008 de faire un Centre nautique. Effectivement, le programme de la liste « Ensemble pour Roscoff » indiquait en 2001 :
« Nous nous engageons […] à réfléchir à l'implantation du Centre Nautique en fonction des opportunités ». La montagne a accouché d’une souris puisque la réflexion longue et coûteuse a permis de réinstaller le centre nautique dans l'ancienne criée, où il était dans les années soixante.
En 2008, la Profession de foi publiée sur le site « Roscoff, ensemble pour demain » s’engage à : « Mener une réflexion globale sur l’aménagement du vieux port (liaisons avec Ile de Batz, marché de plein air, centre nautique, devenir de l’ancienne criée, prolongement de la digue de Pen Ar Vil…). »
Roscoff, ensemble pour demain ou après-demain ?
Continuez donc à réfléchir, nous, nous allons agir. Nous ne ferons pas tout d’un coup de baguette magique mais nous allons établir en concertation avec les professionnels et les associations concernées un projet d’ensemble pour l’aménagement du vieux port.
Nous en avons assez des études non-publiées, des travaux au coup par coup et des constructions qui enlaidissent le vieux port.

Voir la page originale dans le site municipal, c'est toute l'information donnée au public
Été 2006 : Que s’est-il passé ?
Le maire a donné plusieurs versions au fil du temps :
- « des problèmes liés à l’existence des sanitaires publics et des douches, situés près de la Chapelle Ste Anne, ont été relevés, et ont nécessité l’intervention fréquente des services techniques municipaux pour maintenir les installations dans des conditions acceptables de propreté. » (Conseil municipal du 1er décembre 2006)
- problèmes constatés dans les locaux « toilettes-douches » situés place de la République et mise en demeure de faire cesser cette situation après le passage d'agents du service de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. (lettre de J. Seité le 22 août 2007 à Michel Le Bras qui a fait un recours à la Préfecture du Finistère au sujet de la construction des toilettes publiques).
- « contrôle imprévu des services vétérinaires interdisant le maintien en l'état des toilettes publiques et des douches qui ne pouvaient continuer de cohabiter dans le même bâtiment au vu des normes sanitaires actuelles ». (courriel adressé à M. Jaffré le 13 février 2008)
Pour J. Séïté, il y a eu plainte des agents de la répression des fraudes à l’Office du Tourisme, c’est pourquoi René Tardif les a appelés le lendemain. Il fallait donc faire quelque chose.
Nous précisons que nous avons contacté par téléphone différents services départementaux : ni les services vétérinaires, ni la DDAS, ni le service de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes n’avaient compétence à interdire ou à mettre en demeure sur ce sujet. Aucun rapport n’existe.
J. Séïté remarque que les fonctionnaires ouvrent grand le parapluie et se renvoient la balle, que par téléphone, nous pouvions avoir n’importe qui. Nous protestons : les services publics ne se renvoient pas la balle mais ont un domaine de compétence bien défini.

Le 1er décembre 2006, le Maire a affirmé avoir obtenu l’accord des services du Conseil Général, sur le projet d’implantation, et du conseil portuaire.
Or le Conseil portuaire ne s’était pas réuni et le 18 janvier 2007, suite à la remarque d’une conseillère municipale [Jeanne Fogeron] la mention « et du conseil portuaire » est donc supprimée du procès-verbal.
Le 15 juin 2007, le Conseil portuaire se réunit mais le quorum n’était pas atteint. « L’ordre du jour ne prévoyant pas de vote, il est décidé de poursuivre la réunion qui prévoyait entre autres la Réalisation de sanitaires sur le port. Le financement sur le budget du port est vivement contesté. Le 11 décembre 2007, le Conseil portuaire se réunit et le quorum est atteint.
« Les membres du Conseil Portuaire se plaignent de ne pas avoir eu connaissance des plans du futur bâtiment. La Mairie fournit à chaque membre une copie des plans demandés afin de soumettre le projet au vote. Le bâtiment ne prévoit pas de douches, les plaisanciers continueront à utiliser les anciennes douches de l'autre côté de la route. Le financement (120.000 €) sur le budget du port est vivement contesté et apparaît totalement disproportionné. L'utilité de cet équipement semble principalement destinée au tourisme plutôt qu'aux usagers du port.
M. Jacques ÉDERN précise que le budget du port doit financer tous les projets implantés sur le domaine public maritime portuaire. Cependant, la commune peut participer par l'octroi d'une subvention sur le budget portuaire.
Compte tenu du coût, de l'utilité de l'équipement, les membres du Conseil Portuaire, sollicités par M. Jacques ÉDERN, émettent un avis défavorable, 3 contre / 4 abstentions/ 2 pour sur le projet présenté.
M. Jacques ÉDERN demande à la commune un dossier complet et une réunion préparatoire avant chaque Conseil Portuaire afin d'éviter de découvrir en séance les différents sujets. »
J. Séïté conteste la validité du vote, un suppléant, semble-t-il, a voté alors que le titulaire était là. Nous voudrions avoir confirmation de cette supposition et savoir si le vote avait lieu à main levée. J. Séïté dit que de toutes façons le Conseil portuaire n’émet qu’un avis consultatif.
Le Conseil municipal a un pouvoir décisionnel mais nous estimons qu’il a souvent été mal informé. Le doublement du bâtiment n’a jamais été discuté, le 2 mars 2007, le maire a informé « qu’il a utilisé la délégation qui lui a été donnée pour signer trois décisions dont :
- mission de maîtrise d’œuvre pour la création d’un ensemble « sanitaires publics » et « stockage école de voile » - quai d’Auxerre à Roscoff.
J. Séïté pense qu’il y a eu un Conseil municipal, mais ne se souvient pas de la date, trouve que nous pinaillons. Nous lui demandons de nous fournir la date mais les délibérations du Conseil Municipal étant mis en ligne sur le site officiel de la Mairie de Roscoff, nous aurions dû trouver une délibération concernant ce sujet.
Le 25 mai 2007, le point « 29 » concerne le dépôt de demande de permis de lotir et de construire. Nous faisons remarquer que la demande permis de construire pour les sanitaires du vieux port est loin de faire l’unanimité : 14 voix pour, 5 voix contre et 7 abstentions. J. Séïté dit que les abstentions ne sont pas des votes « contre ».
J. Séïté estime que c’est trop facile de protester maintenant en période électorale, que les mécontents auraient dû bouger, que le lieu d’implantation pouvait être consulté au service urbanisme à la Mairie, qu’il y a eu de gros progrès dans l’information pendant ce dernier mandat : site internet, Roscoff-Info.
Ce que nous contestons vivement.
Nous dénonçons le manque de transparence de la Municipalité actuelle :
- pas de plan ni de précision sur l’implantation,
- pas d’information sur le local de stockage destiné à l’école de voile
- ni sur le Site internet,
- ni dans le Roscovite,
- ni dans Roscoff-info.
Nous réclamons une vraie concertation avec les usagers du port et une réelle information de la population, il en va de notre cadre de vie et des finances publiques.
Construire des sanitaires au beau milieu du quai d’Auxerre est une hérésie pour beaucoup de Roscovites, tout particulièrement devant l’Abri du Marin, bâtiment presque centenaire, classé comme remarquable dans le cadre de la ZPPAUP.

Il a été construit par l’œuvre des Abris du Marin,
fondée par Jacques de Thézac. Le 20 juin 1909, par délibération du conseil municipal, un terrain communal est cédé à la société : « Cet abri ne coûtera rien à la commune et aura la forme élégante d’un petit chalet. ». « Édifiés sur les plans d’un architecte de Sainte-Maxime (Var) [René Darde], les Abris avaient l’allure de belles demeures de style original. Facilement reconnaissables à leur crépi rose vif ».
« L’Abri est inauguré le dimanche 19 décembre 1909, en présence de Mme Kernéis de Brest qui a financé intégralement le projet. » (F. Tanter, Les pêcheurs bretons et les Abris du Marin, Pont-l’Abbé, SKED, 1995).
Voir sur une carte
Liens vers des blogs roscovites sur ce sujet des sanitaires sur le port :
- A.S.S.R. - Association de Sauvegarde des Sites à Roscoff
- La parole est à vous
> > >suite dans un nouvel article avec photo du bâtiment